Du 15 au 17 juin 2026, s’est tenu à l’Université Gustave Eiffel le colloque Sécheresses 2026, organisé en partenariat avec l’Académie de l’eau.
Cette édition revêtait une dimension particulière : elle marquait les 50 ans de la sécheresse de 1976, événement fondateur qui continue d’éclairer notre compréhension de la résilience des territoires face aux crises hydriques. Pendant trois jours, chercheurs, experts, gestionnaires et décideurs ont confronté leurs analyses et leurs expériences autour d’un programme dense, articulé en sessions plénières, tables rondes et trois sessions posters.
Les deux premières journées ont posé les bases scientifiques et opérationnelles du sujet. Les sessions consacrées à la connaissance et à l’observation des sécheresses ont abordé la mesure des étiages, les indicateurs hydrologiques, les retours d’expérience récents et les méthodes de prévision, avec notamment l’apport du deep learning pour anticiper les situations de crise.
Une table ronde réunissant représentants de l’OFB, de l’INRAE, de l’OCDE et des agences de l’eau a permis d’élargir la réflexion aux évolutions futures de la ressource et aux enjeux d’adaptation des politiques publiques. Le concours du meilleur poster, remporté par Antony Dussel et Ludovic Lhuissier, a mis en valeur la diversité et la qualité des travaux présentés.
La troisième journée, co-animée avec l’Académie de l’eau dans le cadre de leur séminaire annuel « Les sciences humaines et sociales pour les enjeux de l’eau », a apporté un éclairage complémentaire et indispensable : les sécheresses ne sont pas seulement des phénomènes hydrologiques, elles interrogent aussi les inégalités d’accès à la ressource, les vulnérabilités des populations et les capacités d’adaptation des territoires, de Mayotte au bassin du lac Tchad, en passant par le Maroc et l’Île-de-France. L’après-midi a prolongé cette réflexion autour des outils de gouvernance : tarification de l’eau, indicateurs de sécheresses extrêmes, socio-hydrologie et maladaptation des systèmes agricoles irrigués.
Dans leurs conclusions, Éric Gaume et Pierre-Louis Viollet ont rappelé un message central, fil rouge de ces trois journées : faire face aux sécheresses futures exige de croiser les approches scientifiques, humaines et territoriales, et de renforcer le dialogue entre la recherche et les acteurs de terrain.
Nous remercions chaleureusement l’ensemble des intervenants, auteurs de posters et participants pour la richesse de leurs contributions.
Pour aller plus loin :
- https://www.academie-eau.org/





