De la création ...

En 1902, le premier Congrès de la houille blanche rassemble à Grenoble toutes les personnalités concernées par la création et l’exploitation des aménagements hydroélectriques : directeurs de sociétés, ingénieurs, fonctionnaires, universitaires, etc.

Ce congrès met en place une Commission des turbines rassemblant scientifiques, exploitants et constructeurs pour étudier les divers problèmes relatifs au rendement de ces machines et aux accidents survenus sur certaines installations. Les travaux de cette commission atteignent rapidement une telle ampleur que G. Cordier, Président de la Chambre syndicale des Forces Hydrauliques, est incité à créer une société indépendante capable de posséder des fonds et de les gérer.

C’est ainsi qu’est créée en 1912 la Société Hydrotechnique de France (SHF), sous le régime de la loi de 1901.

Au déploiement ...

Société mi-savante, mi-technique, la SHF constitue, jusqu’à la nationalisation de l’énergie électrique, l’organisme technique de la Chambre syndicale des Forces Hydrauliques.

Ses statuts prévoient qu’elle doit « étudier toutes les questions, procéder à toutes recherches et expériences relatives à l’hydraulique en vue, notamment, de permettre l’aménagement et l’exploitation des chutes d’eau dans les conditions les meilleures, les plus sûres et les plus économiques ».

Elle est ainsi sollicitée pendant la guerre de 14-18 pour apporter sa contribution aux efforts entrepris pour substituer la houille blanche au charbon dans le plus d’industries possible.

Pour mener à bien ses missions industrielles, la SHF se munit dès 1927 d’un service d’essais et de contrôle permanent des installations hydrauliques.

Sur le plan scientifique, elle procède notamment aux premières grandes études sur les coups de bélier, les cheminées d’équilibre, les crues, les débits solides, limite de puissance des grosses machines hydrauliques.

Elle crée en 1922 un laboratoire à Beauvert aux portes de Grenoble, puis en 1941 un service d’études générales de statistiques et d’hydrologie, qui éditera l’Annuaire hydrologique de la France de 1939 à 1969.

Pour mener à bien ses missions industrielles, la SHF s’adjoint dès 1927 d’un service d’essais et de contrôle permanent des installations hydrauliques.

Sur le plan scientifique, elle procède notamment aux premières grandes études sur les coups de bélier, les cheminées d’équilibre, les crues, les débits solides, limite de puissance des grosses machines hydrauliques. Elle crée en 1922 un laboratoire à Beauvert aux portes de Grenoble, puis en 1941 un service d’études générales de statistiques et d’hydrologie, qui éditera l’Annuaire hydrologique de la France de 1939 à 1969.

1946 : L'année charnière

La nationalisation de l’énergie électrique en 1946 impacte sensiblement la destinée de la SHF. Les services à objet industriels, comme le service d’essai et de contrôle et les laboratoires sont transférés à Électricité de France. Se recentrant sur ses missions de société savante, la SHF occupe désormais le premier plan en matière d’études techniques et scientifiques.

Au fil des années, la SHF multiplie et diversifie ses activités autour de l’échange d’information entre les membres du Comité Scientifique et Technique (CST) et de la diffusion des connaissances lors de séminaires et colloques qui prendront de plus en plus d’ampleur.

Aujourd’hui, le CST est organisé en divisions, traduisant son adaptabilité face à l’évolution des techniques et des sciences et l’émergence de secteurs nouveaux tels que le microfluidique, les énergies marines, les perspectives sur la ressource en eau et le partage de ses usages, les énergies nouvelles et renouvelables.